La Chronique du mois

Chaque mois, La Région Nord Vaudois invite Karine Tissot à rédiger une chronique en page 2 du journal.


Marie Velardi

Art et écologie

Si, dans les années 1950, le Suisse Jürg Kreienbühl peignait, à contre-courant du pop art ambiant, des paysages de décharges et de raffineries d’une façon alarmante, c’est véritablement à la fin des années 1960, aux États-Unis, que le land art, ou Earth Art, a ouvert une nouvelle manière de s’exprimer. Développant des créations in situ qui proposaient au public une expérience immersive dans la nature loin de l’institution muséale. Esthétique environnementale, art écologique, les expressions ne manquent pas pour circonscrire ce champ de recherche relativement nouveau en Europe, mais en formation depuis plus de 50 ans outre-Atlantique. Il y est question de nouvelles formes de relations entre les arts, la recherche et l’éthique. Bien évidemment, dès les premières manifestations connues de l’art, l’être humain s’est inspiré de la nature. Historiquement, la notion de paysage – traité majoritairement en peinture – a longtemps opéré une séparation entre la nature et les activités humaines, construisant une vision délibérément idéalisée. Or, il existe aujourd’hui un mouvement d’art contemporain qui s’inspire de notre environnement naturel tout en cherchant à délivrer un message qui le protégerait. Marie Velardi participe à la famille des artistes dont le mouvement se dit écologique depuis la fin du XXe siècle. Une position inextricablement liée à la concentration des problématiques environnementales contemporaines, telles que la pollution, le réchauffement climatique, ou l’extinction de espèces pour ne citer que quelques exemples. Son exposition personnelle présentera dès la fin du mois de mai des réflexions liées au niveau de la mer qui s’élève à cause du réchauffement climatique. Tout est mouvant et nombre de désastres résultent de l’action de l’être humain. Que pensez alors de l’utilisation abusive du plastique ? Etienne Krähenbühl sera l’artiste invité cet été pour s’emparer de cette problématique, lui pourtant connu pour son travail sur métal. Comme quoi, l’écologie est au goût du jour. Gageons que ce ne soit pas qu’une histoire de mode passagère.

Karine Tissot – Mai 2019

Nous suivre sur les réseaux sociaux  
Ville d'Yverdon-les-Bains
   
   
2013 - d&DA: so2design.ch